<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" ?><oembed><version>1.0</version><provider_name>Bruits de cockpit</provider_name><provider_url>https://bruitsdecockpit.blogactiv.eu</provider_url><author_name>Roman Bernier</author_name><author_url>https://bruitsdecockpit.blogactiv.eu/author/3317107666/</author_url><title>Brexit : les principales réactions des compagnies aériennes les plus concernées</title><html>A la surprise générale, le Brexit a été prononcé la semaine dernière. Les compagnies aériennes anglaises (et Ryanair) ont toutes dévissé en bourse. Depuis, elles tentent de réagir en trouvant des portes de sortie.
&lt;h2 class=&quot;western&quot;&gt;easyJet cherche précipitamment une issue&lt;/h2&gt;
&lt;ul&gt;
 	&lt;li&gt;&lt;em&gt;A abaissé les prévisions de ses résultats annuels&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
 	&lt;li&gt;&lt;em&gt;A vu son action dégringoler de &lt;b&gt;23,8&lt;/b&gt;% après son &lt;b&gt;profit warning&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
 	&lt;li&gt;&lt;em&gt;A demandé un AOC auprès d’un autre pays européen inconnu&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
 	&lt;li&gt;&lt;em&gt;Réalise un lobbying actif pour que le Royaume-Uni reste dans l’ECAA, le marché unique de l’aviation&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Avec l’écrasante majorité de ses opérations concentrées sur &lt;b&gt;l’Union Européenne&lt;/b&gt; (quelques expérimentations comme la Russie ou le Maroc mises à part) et une base située en plein Royaume-Uni, easyJet est la compagnie aérienne qui devrait souffrir le plus de la décision des Britanniques de sortir du Royaume-Uni.

La compagnie a déclaré dans un communiqué que le choix du Brexit devrait affecter à hauteur &lt;b&gt;d’au moins 5%&lt;/b&gt; son chiffre d’affaire, ce qui sous-entend également que l’impact puisse être plus élevé.

Alors que son action a dévissé de &lt;b&gt;23,8% &lt;/b&gt;à la suite de ces déclarations, la compagnie aérienne n’est pas au bout de ses peines. &lt;b&gt;Les grèves, les intempéries et les attentats terroristes vont affecter le transport aérien tout entier&lt;/b&gt; et le faible prix du pétrole ne devrait pas suffire à prémunir les compagnies d’un contrecoup violent.

Alors même que la sortie de l’Union Européenne n’a pas encore été actée par le gouvernement britannique, &lt;b&gt;la compagnie historiquement basée à Luton a décidé de prendre les devants&lt;/b&gt;.

D’une part, certainement pour rassurer les investisseurs, &lt;a href=&quot;http://www.nordeclair.fr/france-monde/brexit-easyjet-demande-un-certificat-de-transporteur-jna0b0n1185574?xtor=RSS-2&quot;&gt;&lt;b&gt;easyJet a annoncé dans un communiqué avoir demandé un AOC&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; (certificat de transporteur aérien) dans un pays européen resté inconnu (&lt;i&gt;note du rédacteur : ce serait la France, que je ne serais pas &lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;si&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt; surpris&lt;/i&gt;). Cet AOC « étranger » devrait lui servir de précieux sésame pour accéder à &lt;b&gt;l’ECAA&lt;/b&gt;, le marché unique de l’aviation européenne, dont le Royaume-Uni pourrait être virtuellement coupé.

Mais ce n’est pas l’option que privilège easyJet qui a de nombreux investissements au Royaume-Uni. C’est la raison pour laquelle &lt;a href=&quot;http://www.breakingtravelnews.com/news/article/easyjet-in-talks-with-regulators-to-continue-flying-in-eu/&quot;&gt;&lt;b&gt;elle mène un lobbying actif auprès de la Commission européenne&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; dans un même temps, afin que l’accès à l’ECAA soit garanti pour le Royaume-Uni, et ce afin d’éviter une augmentation généralisée de ses coûts (en effet, combien cela coûterait-il à la compagnie de déménager son siège, de relocaliser ses salaires dans un pays à la protection sociale plus élevée, etc ?).
&lt;h2 class=&quot;western&quot;&gt;IAG : le consortium abaisse ses résultats annuels, une discussion en cours avec Qatar ?&lt;/h2&gt;
&lt;ul&gt;
 	&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;A vu son action dégringoler de 22,54%&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
 	&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;IAG a également abaissé ses résultats annuels&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
 	&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pourrait voir Qatar Airways monter à son capital&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
IAG est après easyJet le groupe aérien qui a le plus subi les contrecoups du vote de sortie de l’Union Européenne. La compagnie n’est pourtant pas la plus menacée par une sortie de l’ECAA (les vols intra-européens ont graduellement été délaissés au profit de Vueling, la low-cost du groupe). Pourtant, l’incertitude liée au Brexit fait que le futur de la compagnie est remis en question. Ainsi, elle a décroché en bourse au lendemain du Brexit, malgré des propos rassurants.

Des bruits de cockpit laisseraient d’ailleurs entendre que Qatar Airways envisagerait d’augmenter ses parts au sein d’IAG jusqu’à 20%, profitant des fluctuations de la livre britannique. A l’heure actuelle, ces informations n’ont pas été confirmées dans les faits.
&lt;h2 class=&quot;western&quot;&gt;Ryanair : « C’est un choc, nous n’avons aucun plan de secours »&lt;/h2&gt;
&lt;ul&gt;
 	&lt;li&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Gèle l’ouverture des routes vers et depuis le Royaume-Uni&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
 	&lt;li&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;N’envisage pas une réelle application du Brexit&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Ryanair a connu en bourse une baisse significative après Brexit (+ de 10%), malgré le fait que la compagnie soit irlandaise. Cela s’explique principalement parce que 40% des opérations de la compagnie sont effectuées depuis ou vers le Royaume-Uni, tandis que London Stansted reste la base où la compagnie a le plus investi.

Tout comme easyJet, malgré des conséquences moins importantes, Ryanair se doit donc désormais de faire une réorientation stratégique. Jusque-là, le Royaume-Uni était une mine d’or pour Ryanair et ce sur tous les aspects de son modèle économique. Ses contrats de pilotes ? Passés via une agence d’intérim britannique à l’existence un peu floue. Ses simulateurs de vol, ses centres de formation ? Pour la plupart basé au Royaume-Uni. Sans même parler du prix des billets, identiques en tout point qu’ils soient en euros ou en livres, ce qui laissait à Ryanair un manque à gagner plutôt important.

Au-delà même de l’accès au marché unique européen, le Royaume-Uni représentait donc la clef de voûte de Ryanair. Alors que la compagnie irlandaise a déclaré que plus aucune route ne serait ouverte depuis et vers le Royaume-Uni dans les « &lt;i&gt;12 à 18 mois qui suivront &lt;/i&gt;», il reste encore pour Ryanair à déterminer qu’elle sera le prochain marché stratégique de Ryanair dans une Europe en plein remaniement. &lt;b&gt;L’Allemagne&lt;/b&gt; ? La concurrence d’easyJet et de Lufthansa y est rude, mais la compagnie a déjà fait part de son intérêt. &lt;b&gt;L’Espagne&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;l’Italie&lt;/b&gt; ? Des destinations trop touristiques qui ne remplaceront pas les Britanniques qui aiment voyager. La France ? Ryanair aura énormément de mal à pénétrer ce marché.

Pour l’heure, l’Angleterre semble difficilement remplaçable pour Ryanair. C’est peut-être pour cette raison que Kenny Jacobs déclarait à l’Irish Independant que la compagnie « &lt;i&gt;n’avait&lt;/i&gt; &lt;i&gt;pas&lt;/i&gt; &lt;i&gt;de plan de secours&lt;/i&gt; » et que Michael O’Leary persiste à croire que « &lt;i&gt;le Brexit ne s’appliquera jamais&lt;/i&gt; ».

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